Parcours extérieurs

Parcours extérieurs

« L’art de la guerre »

Sur chaque façade du château, on peut lire les traces des multiples remaniements architecturaux par les techniques utilisées dans l’art de la guerre : le système de « défense active » du XIIIe siècle, complété par les canonnières au XVe siècle. L’ouverture des grandes baies pour faire entrer la lumière et l’ajout de la balustrade sud marque dès le XVIe siècle le changement de fonction du bâtiment. La construction de la tour nord-ouest et la transformation du donjon au XIXe siècle illustrent un nouveau départ pour le château après une longue période d’abandon.
Chapelle

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Chapelle

La religion dans l’intimité des habitants du château

Véritable « église » du château, la chapelle, implantée à l’entrée au XVe siècle, a conservé sa place lors du remaniement au XIXe siècle. Cette construction, complétée par un oratoire donnant sur la chambre des époux dans les appartements privés, montre à quel point la religion faisait partie de l’intimité des familles nobles au XIXe siècle.
La décoration remarquable, comprend deux sculptures classées au titre des Monuments Historiques et un vitrail situé sur la gauche, montrant Saint Marc sous les traits du propriétaire du château, Marc de Carbonnier Roffignac, marquis de Marzac.
Salle basse

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Salle basse

Les ancêtres : entre guerre, religion et politique

Radulphe de Saint Clar (qui reconstruit le château au XVe siècle), et ses descendants sont des capitaines, des guerriers mais aussi, en bons seigneurs qui se respectent, ce sont des administrateurs de leurs terres. Ils n’ont pas cessé dès lors, d’oeuvrer pour rester proches du pouvoir, cherchant, en période faste ou de déclin, à ne pas tomber dans la roture (perte de noblesse) et à se rapprocher de Paris par l’entremise de la guerre, de la religion, des réseaux d’influences et de leur fortune.

Vous rencontrerez ici les illustres qui ont fait Puymartin, ses contours et son histoire et qui sont parvenus à conserver cet héritage familial.
Chambre d'honneur

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Chambre d'honneur

Pour les invités de marques

Les décors peints datent de la seconde moitié du XVIIe siècle. La Renaissance, inspirée de l’antiquité, donne aux arts et aux lettres un nouveau visage. Les élites parent désormais leur châteaux de motifs en accord avec la mode du moment. Henri de La Pleynie, riche de rentes dans le Rouergue, entreprend la réalisation d’un cabinet, bureau privé destiné au travail et à la méditation, mais aussi de tous les décors peints dans cette chambre. La nudité affichée de certains personnages féminins, à la mode antique, n’étant pas en accord avec les convictions religieuses des propriétaires du XIXe siècle, les peintures furent remaniées et transformées pour cacher l’impudeur du corps, pour se conformer à la morale chrétienne.
Cabinet mythologique

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Cabinet mythologique

Des commanditaires, un peintre et ses modèles

Cette petite pièce, composée de huit panneaux en bois entièrement peints à la grisaille, a été réalisé par un artiste français, Philippe Lemaire, entre 1671 et 1682, pour Henri de La Pleynie, seigneur de Puymartin. Ils représentent des thèmes de la mythologie grecque.
Au XVIIe siècle, dans les palais de la Renaissance italienne, à la Cour de France, ou dans les châteaux de province, il n’y avait d’intimité nulle part sauf peut-être dans le cabinet ou « studiolo », présent dans toutes les grandes maisons de l’époque. Lieu où seuls les invités de marque étaient admis, le cabinet était utilisé pour discuter, travailler, méditer ou entreposer ses collections d’objets précieux.

Parce qu’il est rare de trouver un ensemble aussi bien conservé, le cabinet mythologique de Puymartin est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1977.

En raison d’importants travaux de restauration en cours, le cabinet est fermé au public. Cependant, vous pouvez voir une reproduction de ces panneaux dans l’espace d’interprétation qui lui est dédié (n°08).
Grande salle

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Grande salle

Le décor, révélateur de l’évolution d’une société

Les décors et tapisseries présents dans cette pièce remontent au XVIIe siècle. Ils illustrent des thèmes de la mythologie grecque et notamment l’Allégorie de la Guerre de Troie. Les tapisseries, conservées roulées dans des malles, n’ont été installées qu’au XIXe siècle, permettant au Marquis de créer son propre « espace mythologique ». C’était pour lui l’occasion de montrer cette épopée à ses visiteurs érudits, au moment précis où les vestiges archéologiques de la ville de Troie furent découverts, vers 1880.
Véranda

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Véranda

L’enfant tant attendu

La Véranda, construite au XIXe siècle, lors du remaniement du château par le Marquis Marc de Roffignac de Carbonnier de Marzac, a été aménagée avant la naissance de sa fille unique Marie-Thérèse, alors qu’il avait renoncé à toute descendance.
Les peintures et les vitraux qui en font sa particularité, représentent les blasons de la famille et de ses neveux qui, faute de descendance, devaient lui succéder. On y découvre également des photos anciennes de Marie-Thérèse en 1905 avec ses parents, puis avec ses enfants et petits enfants jusque dans les années 1980.
Salon vert

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Salon vert

Le château, un refuge pour la noblesse

Pour fuir les épidémies, le choléra, les émanations putrides de la rue et les émeutes de la fin du XIXe siècle, les aristocrates fuient les villes pour s’installer à la campagne. Le château devient un refuge et incarne alors un « idéal romantique ».
Dans les années 1880, alors que le château de Puymartin n’était plus habité depuis la fin du XVIIIe siècle, le marquis entreprend des travaux importants pour s’y installer avec la marquise. Pour satisfaire aux exigences de son épouse, il reproduit le confort de leur hôtel particulier de Bordeaux, qu’il est contraint de vendre pour financer les travaux du château.
Espace d’interprétation

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Espace d’interprétation

La chambre du seigneur

Après le grand salon et la véranda, agencés au XIXe siècle pour recevoir la « bonne société », vous découvrirez ici un espace privé réaménagé à la même époque. Cette pièce, était utilisée au XVIIe siècle comme armurerie, sous la surveillance du maître des lieux. Les peintures du plafond ainsi que celles de la cheminée datent également de cette époque. Nous avons choisi de vous présenter ici une reproduction des panneaux du cabinet mythologique, accompagnés d’une analyse qui prend sa source dans une enquête minutieuse qui a permis de reconstituer cet univers artistique qui reliait le commanditaire à son peintre et celui-ci au monde foisonnant des libraires-éditeurs, dessinateurs, graveurs et poètes du XVIIe siècle.
Le Monde des Dames blanches

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Le Monde des Dames blanches

Les avatars de l’imaginaire

Au XIXe siècle, cette pièce était la salle des gardes « d’en haut » d’où partaient les chemins de ronde qui surveillaient les côtés Est et Nord du château. Elle permettait de relier la tour Sud à la tour Nord. Elle est, aujourd’hui, consacrée au monde des Dames Blanches.

Disparue dans des circonstances tragiques « la Dame Blanche » revient dans le monde des vivants sous la forme d’un spectre… Cette figure énigmatique a inspiré une multitude de récits en Europe depuis le Moyen-Âge jusqu’au XVIIIe siècle où l’on prête désormais aux châteaux sortilèges, loups, fantômes … La légende de la « Dame Blanche » trouve une nouvelle expression au XIXe siècle, lorsque le château devient un fantasme romantique et littéraire.
La Dame Blanche de Puymartin

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La Dame Blanche de Puymartin

Elle s’appelait Thèrese de Saint Clar

Son histoire se déroule pendant les guerres de religions au XVIe siècle. Elle est mariée à Jean de Saint Clar, un fervent catholique qui s’absente souvent pour partir en croisade. Un jour, il revient à l’improviste …

Ce qui va se passer est la norme social dans le contexte de l’époque : un mari violent, un flagrant délit d’adultère, un meurtre, l’enfermement de l’épouse infidèle …

La légende dit qu’elle fut enfermée dans cette chambre …
Le grenier

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Le grenier

Un bateau renversé

La charpente en chêne et châtaignier s’inspire d’une forme de carène de bateau renversé. Elle a été conçue en pierre de lauze formant tuiles.
Les toits en lauze ont la particularité de résister aux intempéries (pluie, gel et soleil).
Les appartements de la Marquise

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Les appartements de la Marquise

Entre espaces publics et espaces privés

À partir du XIXe siècle, la chambre de maître situé auparavant au rez-de-chaussée, s’installe dans les étages. Les invités ne peuvent pas accéder aux appartements privés, ni au bureau, ni à la bibliothèque, qui appartiennent au domaine de l’intime. Seuls les domestiques peuvent y accéder, sur invitation du maître, avec une clochette ou un système électrique comme à Puymartin. Dans l’antichambre, on recevait à heure fixe, les amis, la famille et les rendez-vous importants. Le boudoir reste un espace féminin intermédiaire entre le domaine public et le domaine privé. Seuls les proches et les domestiques sont invités à y pénétrer. La chambre est le lieu intime des époux. Les domestiques peuvent y entrer sur la demande explicite des châtelains. La présence de l’oratoire dans la chambre montre à quel point, dans ces familles nobles du début du XXe siècle, on ne peut vivre sans Dieu.